Fanny Rion, productrice de légumes et fleurs biologiques, lauréate du prix Benjamin Lorcé !

Pour rappel, le Fonds Benjamin Lorcé a été créé en 2008 au sein de la Fondation Roi Baudouin, à l’initiative de Madame Anne De Bremacker, pour perpétuer le souvenir de Benjamin, une jeune et belle personnalité trop tôt disparue dans un tragique accident du travail. 

Il met à l'honneur et soutient financièrement chaque année "une personne habitant le bassin de la Lienne ou de la Salm, qui cherche à se lancer, mérite une récompense ou a besoin d’une aide suite à un accident du travail. " L’activité doit être exercée dans les secteurs de l’horticulture, de la sylviculture ou des parcs et jardins.

 

(À gauche, Manon Bernier, lauréate du prix Benjamin Lorcé 2015 et, à droite, Fanny Rion)

Fanny Rion et son entreprise Les Pieds verts à Amcômont-Lierneux 

C’est ce samedi 11 février 2017 que le prix Benjamin Lorcé 2016 a été décerné pour la 9e fois et attribué à Fanny Rion. 

Ce prix est une belle manière de prolonger la vie brisée de Benjamin, souligneront le bourgmestre de Lierneux Fabrice Léonard et Mme Anne De Bremacker dans leurs interventions, un prix qui aidera la lauréate à réaliser les projets d'extension de sa production de plants de légumes et de fleurs biologiques.  

Voici un extrait du communiqué de presse publié par la Fondation Roi Baudouin :

« Les Pieds verts à Amcômont sont une entreprise bien connue des jardiniers amateurs pour sa production de plants bios issus de variétés rustiques ou plus classiques.  "Je suis active dans l'agriculture bio et le maraîchage associatif depuis 2007", explique Fanny Rion, fondatrice des Pieds Verts. "Aujourd'hui, le succès est tel qu'il devient impératif d'adapter l'outil de travail au développement de l'entreprise"

(Photo via FB Fanny Rion) Avec les moyens que lui procure le prix Benjamin Lorcé, Fanny Rion pourra installer une nouvelle serre-tunnel pépinière de 100 m2.  "Elle accueillera les plants à repiquer durant leur croissance, depuis les premiers rempotages en mars jusqu'à leur mise en vente en mai. En plus d'augmenter la production, cet espace supplémentaire assurera une meilleure gestion des cultures à chaque étape de la croissance."

"J'espère pouvoir doubler ma production de légumes en 2018", s'enthousiasme Fanny Rion. Mais elle insiste : "Je tiens à préserver le caractère familial et artisanal de mes activités en évitant la mécanisation. Je souhaite certes répondre à l'intérêt gustatif de mes clients, mais je veux aussi continuer à renforcer le tissu social et la proximité entre consommateurs et producteurs. Le partage d'expériences de « potagistes » et de recettes de cuisine, par exemple, ouvre le débat et éveille la curiosité sur des questions de société actuelles". »

Ainsi donc, à l’extrême opposé des partisans de cultures utilisant des OGM et de cultures intensives qui font la part belle aux pesticides, Fanny Rion défend une production bio et artisanale ainsi qu’une consommation de qualité et durable, respecte la biodiversité et prône le partage d’expériences et de réflexions avec les autres consommateurs et producteurs. Elle se réjouit de voir arriver le printemps pour vivre avec eux "une émulation printanière très productive".

Tiens, tiens, c’est un discours que j’ai déjà entendu lors de séances du conseil communal de Vielsalm. Mais oui, voilà, ça me revient : Fanny est bien la digne fille de François, un des deux conseillers écolos salmiens !!!

Si vous voulez en savoir plus sur les lauréats précédents du prix Benjamin Lorcé, il vous suffit de taper « Benjamin Lorcé » sur le moteur de recherche de mon site.

Jacques Gennen, 12 février 2017

(Un potager partagé à Vielsalm, près du lac des Doyards)