Rentrée des classes : le beau témoignage d’un enseignant salmien !

Je ne vais pas vous commenter les réformes qui accablent le monde de l’enseignement comme la hausse des dépenses scolaires, la remise en cause du statut des enseignants, l’augmentation de leurs charges, les heures perdues, les coups de canif dans le pacte d’excellence instaurant notamment le tronc commun, etc., etc.

De nouvelles grèves et manifestations sont annoncées.

Dans ce petit éditorial, j’ai le plaisir de vous présenter le beau témoignage de Jérôme Derochette, professeur de français en 1re, 2e et 3e à l’Institut du Sacré-Cœur (Vielsalm).

« Le livre le plus important de ma bibliothèque, c’est lui. 

Pas pour son intrigue ni pour ses personnages, mais pour ces quelques précieux mots qu’il renferme.

Les plus belles influences sont sans doute celles que l’on mesure le moins, celles dont on ne prend conscience que bien plus tard.

Parce que l’enseignement, c’est bien plus que la transmission de savoirs. C’est aussi ce petit quelque chose qu’aucun CEB, aucun CE1D, aucune étude PISA ne pourra jamais mesurer. Quelque chose d’invisible, d’impossible à quantifier, qui fait toute la beauté d’un métier dans lequel on ne peut pas s’investir sans s’impliquer aussi un peu émotionnellement.

Demain débutera ma 18e année. 18 ans : c’est beaucoup et, paradoxalement, presque rien.

L’enseignement va mal. Très mal, même. Pourtant, il reste aussi ce que nous décidons d’en faire, malgré les absurdités, les préjugés et les difficultés. Parce qu’il subsistera toujours ce qui se joue chaque jour dans une classe, entre des êtres humains, avec cette volonté d’agrandir la fenêtre de l’esprit davantage que de le bourrer de savoirs.

Cette 18e année succédera surtout à 17 années de rencontres. Rien que dans mes cours de français, j’ai croisé la route de plus de 1 300 élèves. Quand j’y pense, c’est vertigineux.

Certains ont laissé une trace profonde dans ma mémoire. On dit souvent qu’un professeur peut marquer ses élèves, les aider à grandir, leur transmettre un peu plus qu’une matière. On oublie parfois que l’inverse est tout aussi vrai.

Alors, à l’heure où il est devenu presque banal de taper sur « ces profs toujours en congé, toujours en grève, toujours à se plaindre », gardez peut-être ceci à l’esprit : parmi eux se trouve peut-être celle ou celui qui, un jour, a aidé ou aidera votre enfant à prendre confiance, à se découvrir, à voir plus loin qu’il ne le pensait possible et, simplement, à s’élever.

Belle rentrée à toutes et à tous ! »

Aria et les Etoiles Disparues

Jérôme a publié un premier livre « Aria et les Etoiles Disparues » à compte d’auteur. On peut se le procurer via Amazon ou en s’adressant directement à lui (j.derochette@hotmail.com).

Quand la nuit dévore le ciel, une jeune fille ose lui tenir tête. Lorsque les étoiles disparaissent une à une, le village d’Aria bascule dans des nuits glacées, des cauchemars et une peur qui ronge tout. La jeune fille refuse la fatalité. Armée d’une amulette capable de raviver la lumière, elle s’engage dans une quête à travers un royaume qui s’assombrit…

Aria et les Etoiles Disparues est donc avant tout un récit destiné à de jeunes lecteurs même si, de plus en plus, les retours qui parviennent à Jérôme insistent sur le fait que c’est bien plus que cela.

Les projets littéraires de Jérôme vous intéressent ? Suivez sa page FB Encre vagabonde !

J.Gennen, 31 août 2026