Heureux retour des concours de débardage à Vielsalm !

(Vincent Maraga et Rêveuse de Leignon, très concentrés à l’épreuve d’adresse devant un juge attentif.)
(Un article de François Rion. Des photos de Brenda Maertens et Bernard Géradon)
Après s’être éloignés des hauteurs de Petit-Thier depuis trop longtemps, Max, Fanny, Gamin, Bella et les autres chevaux de débardage reviennent mesurer leur adresse et leur puissance au Centre européen du cheval de Mont-le-Soie.
C’est en 1979 que le site de Mont-le-Soie à accueilli le premier concours de débardage en dehors de la foire de Libramont. Durant quinze années, les professionnels du débardage au cheval se sont rencontrés au mois d’août dans les prairies et les forêts du cercle équestre.
À l’époque, Paul Guillaume, un débardeur local bien connu avait réussi à convaincre l’Administration des Eaux et Forêts et quelques passionnés d’organiser ces épreuves professionnelles mettant hommes et chevaux en valeur, un peu à l’image des fêtes forestières de Francorchamps où les bûcherons s’affrontaient déjà en des jeux amicaux.
Puis, le débardage s’est déplacé vers le village de Burtonville en 1996 jusqu’en 2006.

(Un passage d’eau original. On trouve rarement un pédalo en forêt, alors quand on en a un sous la main… La traversée se fait en famille : Corentin, Eva qui participait aux épreuves également et leur fille. Chanelle et Lundi sont à la traction.)
Vingt ans sans épreuves de débardage sur le territoire Salmien, c’était décidément trop long.
Le cercle équestre de Mont-le-Soie est devenu un pôle équin lié à l’Université de Liège ; les Eaux et Forêts sont devenues le DNF, Paul Guillaume n’est plus, mais il a transmis la passion à Geoffrey Urbany, son petit-fils. Celui-ci a repris le flambeau et s’est lancé dans l’aventure de l’organisation en partenariat avec le centre universitaire de Mont-le-Soie.
Le dimanche 30 août 2026, le bruit des fers, des lourds pieds des Ardennais, Brabançons et autres Percherons martelant le plancher du van, les commandements brefs transmis par les meneurs (et meneuses, ça c’est nouveau !), et, surtout, les sonnailles accrochées aux colliers faisaient de nouveau vibrer la forêt au grand étonnement des oiseaux et des autres espèces forestières habituées aux dimanches paisibles de Mont-le-Soie.

(Les concepteurs des épreuves ont utilisé les dénivelés du terrain de cross du Centre européen du cheval. Voici Michaël Nélisse et John, ils prendront la deuxième place au classement général.)
La journée se répartit entre des épreuves de puissance et d’adresse. L’objectif étant de mettre en scène un maximum de situations rencontrées dans les conditions de travail réelles. Pour cela, les obstacles du parcours de cross de Mont-le-Soie offrent une configuration idéale, avec des talus, des dénivelés et un passage de rivière très rafraîchissant après l’été caniculaire que nous avons connu. Mais bien entendu, l’épreuve en forêt reste la meilleure illustration de la complicité de l’équipe formée du meneur (meneuse) et du cheval.
Trente-deux concurrents venant d’Ardenne, du Brabant, du Limbourg et même d’Allemagne ont rivalisé durant une longue journée.
(Geoffrey et son grand ami Spirou qu'il vient malheureusement de perdre. Photo FB Geoffrey) Les parcours étaient ouverts à des participants menant un seul cheval ou des attelages « en paire » composés de deux chevaux.
À nouvelle génération d’organisateurs, nouvelle génération de participants, et, c’est vraiment une très bonne nouvelle. Si quelques anciens « pros » sont toujours de la partie, leurs fils ou leurs compagnes s’attellent (si j’ose dire) à la tâche et prennent manifestement plaisir à entretenir le savoir-faire du débardage au cheval.
La haute technicité des épreuves proposées n’a pas dérouté les concurrents, et tous, ont traversé les pièges tendus avec beaucoup de brio. Pourtant, ce n’était pas facile, le public l’a bien compris.
Cette remise en selle du débardage à Mont-le-Soie était considérée comme un test par Geoffrey Urbany. Un test réussi qui ouvre, espérons-le, la voie à de futures éditions qui pourraient voir l’organisation s’élargir vers des participants plus nombreux et un public encore plus conquis.
François Rion, 23 septembre 2026
Classement général
Attelages à 1 cheval : 1er Didier Mohonval et MARTHA VAN DE KAPELHOEVE, 2e Michaël Nélisse et JOHN, 3e Quentin Mohonval et FILOU DE BEAUMONT.
Attelages à 2 chevaux : 1er Jean-Pol Moureau avec PRINCESSE DE LA PALETTE et PIROU DE RACELLE, 2e Florentin Guillaume avec QUATRO et SPIROU, 3e Florence Bleret avec MARTHA VAN DE KAPELHOEVE et MAX.
Les photos sont de Brenda Maertens : https://www.facebook.com/brenda.maertens et Bernard Géradon : https://www.facebook.com/bernard.geradon.

(Jean-Pol Moureau dit « Moustache » avec ses deux chevaux alezans, Princesse et Pirou. C’est lui qui remportera l’épreuve de puissance en tractant plus de deux mètres cubes. Ce succès lui vaudra de remporter également le classement général à deux chevaux.)

(L’épreuve en forêt est une épreuve d’adresse qui s’achève en plaçant la grume sur le tas de bois. Sur un chantier, un tracteur forestier amènera ce tas en bord de route où un camion pourra charger. Ici, Marc Guillaume et Kiwi de Bastogne.)

(L’épreuve en forêt avec deux chevaux est particulièrement technique et spectaculaire. Le public se groupe autour des concurrents.)
