
Plus de 15 000 personnes ont répondu le mardi 16 juin 2026 à l’appel des organisations syndicales et du monde associatif pour contester la politique antisociale du gouvernement wallon (MR et Engagés). Pour défendre aussi les travailleurs sous statut APE, les enseignants, les travailleurs du secteur public, l’ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur non marchand.
Parmi les mesures gouvernementales contestées, je retiendrai en particulier la remise en cause du dispositif APE avec toutes les incertitudes qu’elle entraîne quant au maintien de l’emploi dans bon nombre d’entreprises sociales du secteur non marchand.
Le dispositif APE
Voici comment ce dispositif est présenté sur le site officiel Wallonie.be : « Les aides à la promotion de l’emploi (APE) sont des subsides régionaux destinés à soutenir les employeurs qui recrutent en Wallonie. Elles s’adressent aux organisations du secteur non marchand, aux pouvoirs locaux ainsi qu’au secteur de l’enseignement. Grâce aux APE, les employeurs bénéficient d’un soutien financier pour favoriser l’engagement et le maintien de l’emploi. »
Il est remis en cause et le ministre Jeholet s’en explique (communiqué du 19 mars 2026) : « Le Gouvernement wallon a adopté en première lecture l’avant-projet de décret-cadre organisant l’intégration des dispositifs de soutien à l’emploi dans les politiques sectorielles.
Le dispositif APE sera abrogé au 1er janvier 2027.
Une étape décisive dans la réforme du dispositif APE, avec une ambition claire : mettre fin à un système devenu illisible et construire un soutien à l’emploi plus cohérent, plus ciblé et plus efficace. »
Un dispositif illisible ? Un soutien à l’emploi plus cohérent, plus ciblé et plus efficace ? Des mots, des éléments de langage sans consistance…
Certes, les ministres fonctionnels - je pense en particulier au ministre Coppieters (compétent notamment pour les secteurs de la santé et de l’action sociale) - auront leur mot à dire.
