(Jean-François Noirhomme et Valérie Lecart, les chevilles ouvrières de cette belle réalisation...)
Remarquable ! Le mot n’est pas trop fort pour qualifier le beau musée inauguré le samedi 31 mai à Joubiéval-Vielsalm dans un ancien bâtiment rénové dans le respect du bâti traditionnel.
Des documents, des photos, des armes, du matériel militaire, des objets qu’ont portés ou dont se sont servis les soldats des deux camps nous rappellent, à l’aide d’une belle scénographie, ce que furent ces semaines terribles pour les militaires comme pour les civils.
À l’origine de ce musée, l’on trouve Jean-François Noirhomme, un passionné qui aidé par son épouse, des membres de sa famille et quelques amis, a conçu et aménagé un remarquable outil de mémoire et d’hommage, un musée qui nous renvoie a-t-il souligné lors de l’inauguration, aux souffrances et sacrifices qu’il y a derrière nombre d’objets présentés et trouvés pour la plupart dans la campagne environnante.
L’inauguration de ce musée a été l’occasion pour Joseph Lambert, Chasseur ardennais et prisonnier de guerre pendant cinq ans, de marquer les esprits par un discours émouvant et fort.
Saluant la mémoire de ceux qui ont « donné leur vie pour que nous vivions en liberté », il a souligné que « l’inauguration d’un musée de la guerre, ce n’est pas une réjouissance, c’est un rappel douloureux et pénible pour certains. »
'J’ai peur pour les générations futures'
Après avoir évoqué de tristes souvenirs personnels comme la perte de ses parents lors des combats, Joseph Lambert a poursuivi de belle manière : « J’ai passé cinq ans de ma jeunesse dans les camps nazis et je vous assure qu’aujourd’hui, j’ai peur pour les futures générations. Chaque jour, de par le monde, des milliers de gens meurent sous les bombes ou par la faim. »
Et de conclure par une exhortation à nous méfier de cette poussée de l’extrémisme et à aider les jeunes à se prémunir contre ce fléau !


















